Les murs et les cloisons

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Les murs et les cloisons

Message par Ancolies le Jeu 11 Fév - 17:02

Dans une maison ancienne, murs de refend et cloisons de distribution peuvent être gravement endommagés. Les restaurer ou les supprimer demande parfois des précautions particulières afin d’éviter l’effondrement de l’étage.

Si abattre une cloison ne pose aucune difficulté particulière, il n’en va pas de même s’il s’agit d’un mur de refend, qui exige autant de précautions que pour un mur de façade ou de pignon extérieur.




Le mur de refend.

Supportant le poids des charges supérieures (étages, grenier ou comble) et transmettant toutes ces charges, y compris la sienne propre et les surcharges d’utilisation (personnes et mobilier), aux fondations, les murs porteurs tiennent un rôle primordial dans la solidité et l’équilibre de la construction.
Autant de raisons qui expliquent pourquoi percer ou abattre un mur de refend exige son remplacement par une poutraison horizontale ou verticale de soutien, qui sera soit métallique soit en béton armé.
Si pendant la visite des lieux vous remarquez de vilains retraits ou gonflements dans certains murs de refend, sachez que la réfection de tous ces murs qui ne paraissent ni stables ni solides est à prévoir. Ou encore, le remplacement de quelques-uns par des poutrelles, si vous souhaitez les abattre pour agrandir l’espace. Ce surcroît de travail et de main-d’œuvre (étayage, échafaudage…) peut entrainer un surcoût important.

Les cloisons
N’intervenant pas dans la solidité de la construction, les cloisons peuvent être percées ou supprimés sans aucune difficulté si ce n’est comme pour les murs porteurs, l’enlèvement des gravats (plus ou moins importants, selon le cas). Si vous constatez de graves détériorations dans certaines cloisons ou désirez en supprimer pour agrandir l’espace, il est conseillé d’envisager une réfection complète de ces cloisons : leur déplacement et leur remplacement par d’autres en matériaux modernes, ou leur suppression pure et simple…
Plus faciles et rapides à monter, plus résistantes aussi, les cloisons d’aujourd’hui se différencient selon qu’elles sont pleines ou sèches. Elles se définissent par leur épaisseur et par leur rapport hauteur/épaisseur, qu’on appelle « l’élancement ».

Les cloisons pleines.
Fréquentes dans les maisons, les cloisons pleines se subdivisent en plusieurs catégories dont deux principales.
Les cloisons en terre cuite, représentées par des briques creuses, sont dites « plâtrières » car elles sont hourdées sur plâtre.
Les carreaux de plâtre sont faciles à monter côte à côte et les parements lisses ne demandent pas d’enduit. Ils constituent les cloisons maçonnées les plus couramment utilisées aujourd’hui.

Les cloisons sèches.
Les cloisons sèches sont fabriquées de différentes manières selon la fonction à privilégier, que ce soit l’isolation acoustique ou l’isolation thermique.
Les plaques de plâtre dites « plaques à peindre ». Crées il y a une cinquantaine d’années, elles sont constituées d’une plaque de plâtre prise en sandwich entre deux feuilles de papier-carton spécial qui leur donnent une rigidité et une apparence lisse et plane. Ces matériaux naturels leur confèrent, en outre, d’excellentes qualités d’isolation thermique et hydrofuge.
Les cloisons alvéolaires.
Le cœur est composé de carton ou de papier kraft disposé en réseau quadrillé qui, comme dans les panneaux à peindre, est pris entre deux parements rigides et plans (fines plaques et plâtre cartonnées, en contreplaqué, en lamifié, ou encore en feuilles de métal laqué ou anodisé).



Les cloisons d’autrefois.
Dans les maisons anciennes, les cloisons étaient pleines. Elles appartenaient alors à deux catégories ; les plus anciennes sont à plans de bois, les plus récentes sont en briques. Composés de plâtres, torchis ou cailloux, ces cloisons ne se montent plus de nos jours, mais vous pouvez encore en trouver.

Les cloisons à pans de bois.
Ces anciennes cloisons se composent d’un bâti de bois périphérique, généralement entretoisé par des traverses de maintien à mi-hauteur et rempli d’un « galandage » de briques ou de plâtres pris entre deux lattis (cloisonnage) et enduit sur les deux faces. Elles ne sont pas toujours bien visibles à l’œil nu lorsqu’elles ont été, eu fil des siècles, recouvertes d’enduit et de revêtement divers ; il faut alors sonder ou interpréter au tapotement sonore la qualité de ce type de cloison.
Si vous en trouvez dans la maison, fragilisées et sans doute endommagées, elles peuvent laisser apparaître leur lattis et perdre leur galandage.
Il faut envisager leur destruction complète et leur remplacement par une cloison moderne. A noter que la quantité de gravats produite par l’abatage de telles cloisons est très importante et qu’il faudra sans doute prévoir un surcoût consécutif à l’enlèvement.


Les cloisons en briques
Fréquentes dans les constructions récentes, les cloisons en briques peuvent être encore en bon état. Toutefois, leur solidité doit être vérifiée de près. Il faut faire tomber l’enduit qui les recouvre sur leurs deux faces pour vérifier le jointoiement des briques. Leur remplacement est à prévoir éventuellement par des briques plâtrières, plus minces. Les joints peuvent facilement se refaire à l’identique pour consolider la cloison. L’enduit de revêtement ne pourra se faire qu’après complet séchage des joints.

Restructurer l’espace.

Dans une maison ancienne, certains espaces ne correspondent plus aux besoins actuels. Séparer et cloisonner une grande pièce en deux est facile à lettre en œuvre aujourd’hui, même par une seule personne qui bricole bien. Le plus rapide consiste à utiliser des panneaux ou des plaques entières.



Source : Le guide de la maison, édition France Loisirs

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